Déjà ajouté à Mon Festival.

Mon festival
Spectacle Archive

Zulu Time

2000

En français



Prix régulier /

Robert Lepage (Québec)

Les idées et les êtres voyagent. Et pour qu’ils circulent, il faut des avions qui communiquent, entre eux et avec les tours de contrôle, en utilisant un langage commun, le code international de l’aviation. De Alpha à Zulu, chaque lettre de l’alphabet correspond à un mot qui se distingue très nettement des autres pour éviter les confusions. Par exemple, les trois lettres utilisées pour nommer l’aéroport de Québec sont YQB, soit Yankee, Québec, Bravo.

Outre ces termes universellement compris, du moins dans le monde de l’aviation, il existe des mots homophones dont l’orthographe, sauf pour les accents, la phonétique et la signification sont les mêmes partout.  Diesel, gangster, jazz, laser, libido, mafia, motel, paranoïa, radio, revolver, sauna, taxi et virus sont appréhendés de la même façon à Vladivostok, Tombouctu, Asunciòn, Montreux ou Anchorage.

À partir de ces deux listes de mots, Robert Lepage et son équipe ont conçu une dizaine de scènes et délimité le cadre dans lequel les éléments du spectacle s’inséreront, celui du domaine de l’aviation. Aéroports, cabines de pilotage, passerelles de transbordement, salles d’attente, hôtels d’aéroports, accidents d’avions, contenu de boîtes noires offrent de multiples possibilités de développer les situations et les thèmes traités dans le spectacle.

La rencontre des cultures, le caractère éphémère des relations humaines, l’uniformisation de la communication, la mondialisation, les trafics aériens, licites et illicites, la dépendance à la technologie, les phobies, notamment celle des accidents d’avion, et les fantasmes sexuels ont donc été abordés par l’équipe de créateurs réunie par Ex Machina pour souder l’armature du projet Zulu Time.

Zulu Time s’affiche comme un gigantesque spectacle de cabaret qui présente une suite de numéros sans parole, où se déclinent tous les modes d’expression possibles, de la vidéo aux arts de la rue, en passant par le théâtre, la musique, le cinéma, la danse, les arts visuels et la haute technologie. « Zulu time est un forum pour présenter des artistes de disciplines différentes, précise Robert Lepage. Une tentative de théâtraliser le travail non théâtral de certains artistes. Il s’agit d’un spectacle ambitieux qui essaie d’être à la mesure des artistes. »

Zulu time joue ainsi sur les émotions fortes, la curiosité, le suspense, le voyeurisme, la peur, le rire… Il propose une approche collective de la réalité virtuelle en confrontant les arts de la scène et les arts électroniques.

Pourquoi Zulu Time ? Parce qu’il correspond à la référence horaire universelle en usage dans l’aviation militaire et qui tend à se répandre dans l’aviation civile, celle du méridien de Greenwich, l’heure zéro, avec un « z » comme dans Zulu… Parce que l’on vit à l’heure internationale, parce que l’on tente de donner à tous les peuples une heure unique, parce que l’on vit une époque qui tend vers l’uniformisation. Même si le jour des uns est la nuit des autres.

En savoir plus sur le spectacle

Crédits

Texte Collectif
Mise en scène Robert Lepage
Production Ex Machina

On a tout un festival pour vous


Abonnez-vous à l'infolettre