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Mon festival
Spectacle

Requiem pour L.

Salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec

1h40 (sans entracte)

Sans paroles.


mar. 2 Juin
0h

Prix régulier / 55$ taxes et frais de services inclus

De Alain Platel avec la musique de Fabrizio Cassol d’après le Requiem de Mozart (Gand)

MUSIQUE

 

À l’instar de Mozart, pendant la création de son Requiem, L. est à quelques heures de sa mort. Projetée simplement en vidéo, l’agonie tranquille de cette inconnue surplombe une célébration joyeuse et emportée de la vie.

Le compositeur Fabrizio Cassol profite du caractère inachevé du chef-d’œuvre de Mozart pour le bouleverser complètement en l’offrant en pâture à la mixité débordante de quatorze musiciens/chanteurs de plusieurs continents, réunis sur scène par Platel. De ce joyeux bordel naît un spectacle réjouissant et émouvant sur le sens de la vie, le deuil et l’espoir.

En savoir plus sur le spectacle

Crédits

Musique Fabrizio Cassol d’après le Requiem de Mozart
Mise en scène Alain Platel
Chef d’orchestre Rodriguez Vangama

Avec et par
Rodriguez Vangama (guitare et basse électrique)
Boule Mpanya, Fredy Massamba, Russell Tshiebua (chant)
Nobulumko Mngxekeza, Owen Metsileng, Stephen Diaz/Rodrigo Ferreira/Maribeth Diggle (chant lyrique)
Joao Barradas/Charles Kieny (accordéon)
Kojack Kossakamvwe (guitare électrique)
Niels Van Heertum (euphonium)
Bouton Kalanda, Erick Ngoya, Silva Makengo (likembe)
Michel Seba (percussions)

Dramaturgie Hildegard De Vuyst
Assistante musicale Maribeth Diggle
Assistance à la chorégraphie Quan Bui Ngoc
Vidéo Alain Platel (idée), Natan Rosseel (camera), Simon Van Rompay (montage)
Scénographie Alain Platel
Réalisation décor Wim Van de Cappelle en collaboration avec atelier du décor NTGent
Éclairage Carlo Bourguignon
Son Carlo Thompson, Guillaume Desmet
Costumes Dorine Demuynck
Régisseur plateau Wim Van de Cappelle
Photographie Chris Van der Burght
Direction de production Katrien Van Gysegem, Valerie Desmet
Assistance à la mise en scène, responsable tournée Steve De Schepper
Stage mise en scène Lisaboa Houbrechts
Stage techniques du spectacle Ijf Boullet

Vidéo

Galerie photos

Informations complémentaires

La première du spectacle a eu lieu le 18 janvier 2018, à Berlin.

La compagnie l’aura présenté 127 fois d’ici la fin de l’année 2019, dans une quinzaine de pays européens. Au printemps 2020, ce sera une première tournée nord-américaine pour cette production; New-York, Ottawa, Montréal et bien sûr Québec.

C’est la 5e fois que le Carrefour accueille les ballets C de la B :
Iets op Bach (1999)
Allemaal Indian (2001)
Gardenia (2011)
tauberbach (2015)

Pour lire un texte de la dramaturge Hildegard De Vuyst sur Requiem pour L.

À PROPOS DE LA PRODUCTION

Les ballets C de la B (Gand/Belgique), troupe créée par Alain Platel en 1984, est à présent une compagnie se faisant régulièrement acclamer en Belgique et ailleurs. Au fil du temps elle a adopté une structure de plate-forme de travail réunissant plusieurs chorégraphes. Depuis toujours, les ballets C de la B tiennent à associer des artistes, actifs dans différentes disciplines et venus d’horizons différents, à leur processus de création dynamique. Le mélange unique de visions artistiques diverses, rend impossible toute définition exacte des ballets. Pourtant, une espèce de « style maison » se dessine. Il est populaire, anarchique, éclectique et engagé, sous la devise « Cette danse s’inscrit dans le monde, et le monde appartient à tous ». www.lesballetscdela.be

À PROPOS DES ARTISTES

Fabrizio Cassol, compositeur d’après le Requiem de Mozart
Il est compositeur et saxophoniste du groupe Aka Moon depuis 25 ans. Il s’associe régulièrement à des chorégraphes tels que Alain Platel (les ballets C de la B – vsprs, pitié!, Coup Fatal), Anne Teresa De Keersmaeker (Rosas), le Samoa Lemi Ponifasio (Mao Company), le congolais Faustin Linyekula (studio Kabako); l’opéra avec Philippe Boesmans, Luc Bondy et le théâtre avec Tg Stan. Depuis plusieurs années, la collaboration avec le KVS, le théâtre Royal Flamand de Bruxelles sous la direction de Jan Goossens, a fait suite à une résidence à l’opéra La Monnaie-De Munt (Bruxelles) sous la direction de Bernard Foccroulle.

Depuis 2012, il est en résidence à la Fondation de l’Abbaye Royaumont près de Paris où il prolonge l’étude des cultures du monde. Cet intérêt pour les musiques non-européennes s’est surtout déclenché après un voyage déterminant chez les Pygmées Aka de la république Centre Afrique en 1992 et des voyages en Asie (principalement l’Inde) et en Afrique travaillant avec la diva malienne Oumou Sangare, le Griot Baba Sissoko et les Black Machine, le maître percussionniste indien U.K Sivaraman et le sénégalais Doudou N’Diaye Rose. En ce qui concerne la scène des musiques improvisées ; Fabrizio Cassol a travaillé avec Marc Turner, Robin Eubanks, David Gilmore, Magic Malik, Marc Ducret et Joe Lovano.

Avec le Dj Grazzhoppa il crée le premier bigband de 14 DJs et avec le fabricant d’instruments François Louis il participe à la conception de l’Aulochrome, premier instrument à vent chromatiquement polyphonique. Sa pratique des expressions issues de l’oralité et de l’écriture, de la musique de chambre aux œuvres symphoniques, l’amène à donner régulièrement des ateliers ou master-classes un peu partout dans le monde ; par exemple au Conservatoire National Supérieur de Paris, à la Royal Academy de Londres, au Conservatoire de Jérusalem, Alger, Beijing, Berlin, Chiennai, Tunis et Royaumont. En 2017, il a sorti un coffret collectionneur avec Aka Moon pour célébrer leur 25e anniversaire, y compris leur nouvel album Now, qui est un retour aux sources du groupe, présentant le trio original jouant ensemble.

Alain Platel, metteur en scène
Il est orthopédagogue de formation et autodidacte en tant que metteur en scène. En 1984, il forme avec des amis et membres de sa famille une troupe fonctionnant en collectif. À partir de Emma (1988), il se distingue plus clairement en tant que metteur en scène. Il crée Bonjour Madame (1993), La Tristeza Complice (1995) et Iets op Bach (1998), des productions qui propulsent les ballets C de la B (c’est le nom adopté par la troupe) au sommet international. En compagnie de l’auteur Arne Sierens, il accomplit un effet comparable pour la compagnie de théâtre jeune public Victoria de Gand, en proposant Moeder en kind (1995 Mère et enfant), Bernadetje (1996) et Allemaal Indiaan (1999 Tous des Indiens).

Après Allemaal Indiaan (Tous des Indiens), Alain Platel annonce qu’il ne produira plus de nouveaux spectacles. Mais Gerard Mortier le convainc de créer Wolf (2003), une pièce sur Mozart pour la Ruhr-Triennale. Le projet choral Coup de Chœurs monté par Alain Platel à l’occasion de l’ouverture du nouveau KVS marque le début d’une étroite collaboration avec le compositeur Fabrizio Cassol. vsprs (2006) signale un changement de cap. L’exubérance des spectacles précédents, s’exprimant par la diversité des interprètes et les thèmes abordés, cède la place à une plus grande introspection et une plus grande nervosité, en révélant un univers de pulsions et d’aspirations. Et aussi de violence, comme dans Nine Finger (2007) avec Benjamin Verdonck et Fumiyo Ikeda. Après le style baroque de pitié! (2008), Out Of Context – for Pina (janvier 2010) constitue une réflexion quasiment ascétique sur l’arsenal de mouvements entourant les spasmes et les tics. A travers ce langage du mouvement, Alain Platel poursuit logiquement sa recherche d’une traduction pour les sentiments trop forts. Son aspiration à quelque chose qui dépasse l’individu est de plus en plus palpable.

En collaboration avec Frank Van Laecke, Gardenia (juin 2010) s’est créé, dans lequel la fermeture d’un cabaret pour travestis constitue le point de départ d’une plongée au cœur des vies privées d’un mémorable groupe de vieux artistes. En 2015, Alain Platel et Frank Van Laecke renouvèlent leur collaboration avec la création de En avant, marche !, un spectacle qui s’inspire de la tradition des orchestres de fanfare et des harmonies et dont la direction musicale est dans les mains du compositeur Steven Prengels.

A la demande de Gerard Mortier, Alain Platel a créé C(H)ŒURS (2012) avec les fameuses scènes chorales des opéras de Verdi. Dans un deuxième temps, il y a ajouté des morceaux de l’œuvre de Richard Wagner. Dans C(H)ŒURS, son plus vaste projet jusqu’à présent, Platel, avec ses danseurs et le chœur du Teatro de Madrid, explorera à quel point la beauté d’un groupe puisse être dangereux. La connotation politique de spectacles comme tauberbach (2014) et Coup Fatal (collaboration avec Fabrizio Cassol 2014) réside dans la joie de vivre et l’énergie qui éclatent de la scène et qui manifestent des moyens de (sur)vivre dans des circonstances indignes comme sur un dépotoir (tauberbach) ou dans la réalité quotidienne des musiciens au Congo (Coup Fatal). « Lust for life » comme moyen de rébellion. C’est aussi cet instinct de vie qui pousse les danseurs dans la recherche à la possibilité de transformation dans nicht schlafen, spectacle avec la musique de Mahler, qui enregistre le sentiment d’angoisse et d’incertitude d’un monde en accélération.

Mais pour éviter tout malentendu: Platel ne cherche pas forcément l’expansion. Sa collaboration à des petits projets comme Nachtschade (pour Victoria en 2006) et le coaching comme pour Pieter et Jakob Ampe et leur création Jake & Pete’s big reconciliation attempt for the disputes form the past (2011) en sont la preuve. Ces deux projets ont d’ailleurs laissé des traces indéniables dans ses pensées sur ce qu’est le théâtre. Entre-temps, il a multiplié les films de danse en toute discrétion, que ce soit avec la réalisatrice britannique Sofie Fiennes (Because I Sing en 2001, Ramallah!Ramallah!Ramallah! en 2005 et VSPRS Show and Tell en 2007) ou en solo avec les ballets de ci de là (2006), une plongée impressionnante dans la vie d’une troupe formée il y a vingt ans et qui nous amène jusqu’au Vietnam et au Burkina Faso. Il s’agit aussi et surtout d’une ode à la ville de Gand, son port d’attache.

Rodriguez Vangama, guitare et basse électrique
Rodriguez Vangama est artiste musicien, né à Kinshasa. Guitariste de grande renommée, il est fortement sollicité pour ses talents en tant que musicien, arrangeur ou producteur par des pointures comme Papa Wemba, Werrason, Jean Goubald et Monik Tenday. Il a joué également dans le groupe de jazz J’Affrozz et a travaillé avec Pierre Vaiana et Baloji, notamment pour l’enregistrement de son album Kinshasa Succursale, et avec Fabrizio Cassol pour plusieurs concerts et le spectacle Coup Fatal (2014). Rodriguez a beaucoup tourné avec Lexxus Legal en Afrique et en Europe. Avec son groupe Les Salopards il mélange la musique populaire congolaise avec des éléments de jazz et de rock. Il a fondé le Guez Arena: un centre culture congolais à Kinshasa pour former et produire plusieurs artistes avec son label Arena Music.

Boule Mpanya, chant
Boule Mpanya a grandi à Kinshasa. Son père aimait beaucoup jouer la musique à la maison et faire la fête, Boule étant son danseur. Il l’a beaucoup encouragé à se lancer dans une carrière artistique. Boule rejoint alors une chorale d’église en tant que chanteur. Par la suite, avec son grand frère et quelques amis, il forme un premier orchestra qui mélange musique pop et hip-hop. Son talent de chanteur le mène vers d’autres horizons et découvertes, comme chanteur de gospel dans une chorale ou un groupe de musique de recherche (musique alternative), jusqu’à la collaboration avec le regroupement musical Washiba. Peu après il rencontre Paul Kerstens, le coordinateur du projet africain à Congo du KVS (Théâtre Royal Flamand à Bruxelles) qui lui propose de mettre en valeur son expertise en participant au projet Coup Fatal avec Fabrizio Cassol et Alain Platel. Depuis plus de deux ans, il fait avec Coup Fatal une tournée mondiale de plus de cent représentations. La collaboration avec Alain Platel continue en 2016 avec le spectacle nicht schlafen autour de l’œuvre de Gustav Mahler. Boule Mpanya a travaillé de pair avec de nombreux artistes de chez lui, principalement chrétiens, ainsi qu’avec des artistes internationaux tels que Rokia Traoré, Marie Daulne, Fabrizio Cassol, Fredy Massamba. Parmi tous les styles de musique qu’il écoute et apprécie, il préfère la salsa. En même temps Mpanya poursuit une carrière de comédien en jouant notamment dans une série télévisée. Parallèlement, il a suivi un cursus d’architecture d’intérieur à l’académie des beaux-arts à Kinshasa.

Fredy Massamba, chant
Ayant grandi au Congo-Brazzaville, Fredy Massamba vit et travaille actuellement à Bruxelles. Ce sont ses parents qui lui ont insufflé l’amour de la musique, alors qu’il a découvert la rumba congolaise en écoutant la radio. À l’âge de quatorze ans, il rejoint une chorale, où il chante et joue de la percussion. En 1991, il est l’un des membres fondateurs des Tambours de Brazza, avec lesquels il obtient des succès internationaux. Il a collaboré avec Zap Mama, Didier Awadi, Manou Gallo, pour n’en citer que quelques-uns. En 2011, il sort son premier album solo intitulé Etnophony, nommé pour les African Kora Awards 2012 à Abidjan et très apprécié sur la scène musicale européenne. Son deuxième album, Makasi, sort en 2013. Fredy Massamba est un auteur-compositeur-interprète qui combine des éléments issus de la soul, du funk et des polyphonies africaines.

Russel Tshiebua, chant

A l’âge de 20 ans, TK Russell se fait remarquer dans le monde musical de Kinshasa. Auteur, interprète, chanteur, « show man », Russell fait une musique qui n’est qu’à lui. Doué pour la composition, il commence à écrire et à composer des musiques pour lui et pour les autres déjà à partir de 9 ans. Une musique originale donc, servie par une voix puissante et par un jeu de scène, Russell rêve de faire entendre sa voix et de partager son univers musical avec la planète entière. Après avoir travaillé et collaboré avec plusieurs artistes nationaux comme internationaux, qui ont contribué à sa maturité dont Lokwa Kanza, Jean Goubald, Tshala Muana, Papa Wemba, Salif Keita, Rokia Traoré, Fabrizio Cassol, Fredy Massamba, le groupe Puggy, les Washiba etc, il commence à monter ses propres concerts qu’on découvrira grâce au collectif SADI lors des soirées acoustiques à la Halle de la Gombe à Kinshasa.

Ce jeune artiste est devenu porteur d’espoir pour sa génération. Exigeant et travailleur, il est constamment à la recherche de nouvelles sonorités et n’a pas le souci de copier qui que ce soit. Ses racines font sa particularité et son esprit ouvert et créatif qui se nourrit du rock, funk, techno, pop, rnb et flamenco fait sa force. Parallèlement à son travail personnel, Russell participe aussi à des projets collectifs de création, tels Sadi-Echos (un projet de sensibilisation autour de la conservation de la biodiversité naturelle du bassin du Congo, soutenu par le WWF) comme directeur artistique, compositeur et interprète des chansons de cet album. Il participe également à la création et à la tournée du spectacle Coup Fatal, mis en scène par Alain Platel, dont une tournée mondiale est en cours depuis 2 ans comme chanteur, danseur et percussionniste. La collaboration avec Platel continue en 2016 avec le spectacle nicht schlafen autour de l’œuvre de Gustav Mahler. Sa passion pour la musique est sans limite, car il trouve en elle une raison de vivre.

Nobulumko Mngxekeza, chant lyrique
Nobulumko Mngxekeza est née à Queenstown le 9 janvier 1981. Elle s’est initiée à la musique en se joignant à la chorale de son école ‘Kwa-Komani High’. En 2001, elle s’est inscrite au College of Music de l’Université du Cap où elle fut formée par Virginia Davids, Sidwill Hartman, Marisa Mavchio et Angela Gobatto. Dans sa jeune carrière, elle a tenu les rôles de Micaella dans Carmen, de Bess dans Porgy and Bess, de Pamina dans La Flûte enchantée, d’Anna dans Nabucco  et elle a joué dans Rusalko et I’ll Mulatto.

Nobulumko a travaillé pour l’Isango Ensemble où elle a joué dans les productions suivantes : Impempe Yomlingo (La Flûte Enchantée), Abanxaxhi (La Bohème), Les Fables d’Ésope et Ragged Trouser Philanthropist. Nobulumko a également voyagé dans le monde avec plusieurs productions de l’Opéra du Cap, où elle a été membre du studio. Entre 2014 et 2017, Nobulumko a interprété le rôle de Lady Macbeth dans la production internationalement acclamée de MACBETH (produite par Third World Bunfight), mise en scène par Brett Bailey et avec de la musique de Verdi adaptée par Fabrizio Cassol.

Owen Metsileng, chant lyrique
Owen Metsileng est né en 1987 dans le village de Manamakgotha à Rustenburg en Afrique du Sud. Il est issu d’une famille musicale et a commencé à chanter dans des chorales paroissiales et scolaires à un âge précoce. Il s’est initié à la musique classique pendant ses études secondaires. Il commença à participer à la Tirisano Choral Eisteddfod Competition et fut couronné Champion National lors de la Compétition SACMA en 2007. Owen était membre du Black Tie Ensemble de 2006 à 2008 et est entré au Cape Town Opera Studio en 2010. Pour le CTO (Cape Town Opera), il a chanté Le Dancaïre dans Carmen et le Baron Douphol dans La Traviata, alors qu’il était aussi la doublure pour le rôle de Giorgio Germont. Il a également chanté le rôle de Marcello dans La bohème pour le CTO, ainsi que celui de Jake dans Porgy and Bess de Gershwin pour une tournée au Royaume-Uni.

En septembre 2012, Owen s’est produit pendant les Concerts de Gala de l’Opéra du Cap avec l’Orchestra Victoria au Hamer Hall à Melbourne. Il a également participé au concours de chant de Belvedere et a été sélectionné pour les finales à Amsterdam en 2014. Owen a tenu le rôle principal de 2014 à 2017 dans l’adaptation de MACBETH par Third World Bunfight, sur une musique de Fabrizio Cassol adaptée de Verdi. Une production acclamée de tous.

Maribeth Diggle, chant lyrique
Ayant chanté sur la scène des grandes salles du monde, telles que Sadler’s Wells, Het Concertgebouw, Théâtre de la Ville, Göteborg Opera, Opera North, Staatsoper Unter den Linden, Staatstheater Mainz, Stadttheater Ulm, Ruhr Triennale, Mercat de les Flors, Seoul LG Arts Center et Wien Tanzquartier, la soprano américaine a reçu son éducation vocale au Boston University Tanglewood Institute, à la Musik Hochschule Luzern, au Conservatorium d’Amsterdam et a obtenu avec distinction son diplôme de la National Opera Academy des Pays-Bas. Son répertoire comprend des rôles tels que Médée de Cherubini, Die Frau (Erwartung), Alice Ford (Falstaff), Cio cio san (Madame Butterfly), Donna Elvira (Don Giovanni), Tatjana (Eugene Onegin) et le rôle-titre dans Aida. Elle s’est produite avec l’ASKO/Schönberg Ensemble, le Limburgs Symfonie Orkest, le 18th Century Orchestra, l’Azerbaijan National Philharmonic, et est fréquemment invitée par le Vertixe Sonora Ensemble.

Maribeth a fait une tournée en tant que soliste avec Les ballets C. de la B., dans VSPRS et Pitié! sous la direction musicale de Fabrizio Cassol dans des théâtres à travers l’Europe, ainsi que des performances au Japon, en Corée du Sud et en République démocratique du Congo. On peut voir Pitié! dans un documentaire intitulé Passion, Last Stop Kinshasa (Nachtaktivfilm), diffusé par ARTE TV en mai 2010. Avec les membres de la compagnie, elle a également travaillé comme coach artistique pendant l’International Sommerlabor (Frankfurt am Main) et elle continue d’entraîner les danseurs à la Hochschule für Musik und Tanz Köln et pendant les ateliers d’été des Ateliers C. de la B. Parmi ses futures performances, notons Falling qu’elle a créé avec Ezequiel Menalled, elle chantera le rôle-titre dans Aida à l’Opera Spanga Festival et se produira dans The Jewish Connection (Lisi Estaras/Ido Batash), qui sera interprété en première lors de la Jerusalem International Dance Week.

Charles Kieny, accordéon
Charles Kieny est accordéoniste, compositeur, et parisien ; des capteurs électroniques sur son instrument lui permettent également de jouer du synthétiseur. La variété de son activité artistique en fait un musicien ouvert, polyvalent et résolument tourné vers les musiques à improvisation. Diplômé du Conservatoire National Supérieur de Paris (CNSMDP – département Jazz et musiques improvisées), les conseils de grands maîtres du jazz inspirent sa démarche artistique. Invité à deux reprises à l’Académie Musicale de Villecroze, il y travaille aux côtés de Richard Galliano et de Vincent Peirani, et est ensuite embauché pour écrire des arrangements pour la Maîtrise de Radio France.

Fort du principe qu’au-delà des styles, ce qui définit une musique, ce sont ceux qui la jouent, Charles prend part  à une multitude d’expériences et de métissages esthétiques : on peut aussi bien l’entendre jouer dans les projet pour orchestre symphonique et improvisateurs de Kevin Lam et Ellinoa, que dans la Drum’n’Bass énervée de Sayag Jazz Machine, ainsi que dans Requiem Pour L, la dernière collaboration de Fabrizio Cassol et Alain Platel, qui rassemble sur scène jazzmen, musiciens traditionnels congolais et chanteurs lyriques sud-africains. Toutes les occasions de jouer présentent un intérêt pour l’accordéoniste, qui s’associe régulièrement à des spectacles vivants tels que l’Opéra de Quat’Sous avec la Comédie de Genève, ou encore la revue « Paris Merveille » du Lido de Paris. Il est recruté en 2019 dans le premier orchestre des jeunes de l’Orchestre National de Jazz, pour y jouer le répertoire historique de François Jeanneau, qui était à l’origine dépourvu de partie d’accordéon.

En tant que leader, ses derniers projets sont tout aussi hétéroclites : CKRAFT, un groupe formé de musiciens de jazz et de metal, exécute un puissant mélange de riffs inspirés de Gojira et Meshuggah et de matériau mélodique venu tout droit du chant grégorien. Quy-Gone, un sextet dont les enregistrements sont en cours, donne la part belle au flow du rappeur malawien Edash Quata. De petites formations viennent compléter cette panoplie, pour laquelle Charles écrit constamment de nouvelles compositions, telles que le trio de deux violoncelles et accordéon(s) Crozphonics – dans lequel Vincent Ségal apparaît depuis 2019 -, un duo avec la flûtiste classique taïwanaise Ya-Heng Chen, un duo avec le guitariste Martin Ferreyros, ainsi qu’un duo avec le pianiste Thibault Gomez dont la première représentation aura lieu à la salle Cortot en mars 2020.

Kojack Kossakamvwe, guitare électrique
Kojack découvre la musique en 1986 dans un chœur d’enfants. Quelques années plus tard, il va rendre visite à un ami, fils d’un pasteur. C’est un samedi après l’école. Arrivé là-bas, il trouve tout le monde en train de jouer des instruments de musique. Étonné de la situation, il reste calme et observe. Quand le pasteur arrive, il dit à ses enfants: « Pourquoi laissez-vous votre ami seul comme ça? Apprenez-lui au moins un instrument pour qu’il soit occupé lui aussi. » Son ami prend une guitare et lui montre une mélodie simple de quelques notes. Après plusieurs années de travail, il joue dans plusieurs groupes de sa génération et quelques projets, entre autres: Kwata Vibra (1998), Wenge Muzika Maison Mère (2000-2003), projet Losangania (2009), le spectacle Basali Ya Ba Zoba (2010), une tournée avec Maryse Ngalula et Elie Kamano pour Visas pour la création (2013), une tournée Franco na Biso en Afrique et en Europe (2014), des enregistrements des albums et concerts d’Amine AUB (2013) et le dernier grand projet de Papa Wemba (La passion du maître, 2015) dans lequel il a joué le rôle de directeur musical.

Niels Van Heertum, euphonium (tuba ténor, instrument de musique de la famille des cuivres à perce conique)
Niels a commencé à jouer de l’euphonium à l’âge de 8 ans. Après avoir été actif dans le circuit du jazz pendant quelques années, il a entamé des études au Conservatoire Royal de Bruxelles. Là il a collaboré avec entre autres John Ruocco, Stephane Galland, Jeroen van Herzeele et Kris Defoort. Il a aussi suivi des master-classes et des cours privés chez Chris Speed, Ellery Eskeli et Samuel Blase.

Il y a six ans, Niels et quelques amis musiciens ont fondé le groupe Ifa y Xango. Ifa y Xango a remporté le prix prestigieux du Gent Jazz Contest et l’année après, le groupe a joué au Gent Jazz Festival. En 2012, Ifa y Xango a sorti son premier album intitulé Abraham. Cet album fût très bien reçu et élu « meilleur début de l’année » par New York City Jazz Magazine. Niels a collaboré avec de nombreux groupes comme Mount Meru, MikMaak, Jens Maurits Orchestra et la version internationale du live band brésilien DJ Tudo e sua gente de todo lugar. Il a aussi travaillé avec des personnes telles que Steve Swell, Marc Ducret, Joachim Badenhorst, Eric Thielemans, Jef Neve, Teun Verbruggen, Riccardo Luppi, Lynn Cassiers, Marek Patrman et Manolo Cabras.

Bouton Kalanda, likembe (aussi mbira, c’est un instrument de musique d’Afrique subsaharienne idiophone et lamellophone)
Bouton est né et a grandi à Kinshasa. Son grand frère est danseur et Bouton commence très tôt lui aussi à danser dans un ballet traditionnel. Par la suite, il apprend à jouer le likembe grâce à son ami et professeur, Erick Ngoya. Après quelques années, il rejoint le groupe Ngoya Jazz dans lequel il danse et joue des percussions et du likembe. Il travaille aussi aux côtés du percussionniste 36 Seke notamment Chez Starlette. Encore à Kinshasa il rejoint un groupe de musiciens qui s’inspire du répertoire baroque, ce qui l’amènera en 2014 au spectacle Coup Fatal, collaboration entre Fabrizio Cassol et Rodriguez Vangama et mis en scène par Alain Platel. Pendant plus de deux ans, Bouton fait une tournée mondiale avec Coup Fatal, en tant que likembiste et danseur. Bouton cherche toujours à ne pas se cantonner à la musique traditionnelle et à étendre autant que possible ses horizons musicaux.

Erick Ngoya, likembe
Erick joue du likembe, de la guitare et est également chanteur et compositeur. Issu d’une famille de musiciens, son père, guitariste, a fondé le groupe Ngoya Jazz, inspiré des musiques traditionnelles du Bas-Congo, dont Erick fait partie. Il est également professeur de likembe. À Kinshasa, il rejoint un groupe de musiciens qui s’inspire du répertoire baroque, ce qui l’amènera en 2014 au spectacle Coup Fatal, collaboration entre Fabrizio Cassol et Rodriguez Vangama et mis en scène par Alain Platel. Pendant plus de deux ans, Erick fait une tournée mondiale avec Coup Fatal, en tant que likembiste et danseur.

Silva Makengo, likembe
Sylva est né et a grandi à Kinshasa. Bien que son père soit likembiste, c’est par lui-même qu’il apprend à jouer de cet instrument. A 12 ans, il intègre un groupe de folklore du Bas-Congo dans lequel il chante, joue du likembe et compose. Il fonde ensuite son propre groupe, Touzolana, qui est beaucoup sollicité notamment pour les cérémonies et les fêtes. Ils ont déjà sorti 2 albums. Il a aussi été sollicité par Eddy Mboyo pour être soliste dans son groupe la Sanza. Il continue avec son groupe Touzolana et est professeur de likembe. Aussi à Kinshasa, il rejoint un groupe de musiciens qui s’inspire du répertoire baroque, ce qui l’amènera en 2014 au spectacle Coup Fatal, collaboration entre Fabrizio Cassol et Rodriguez Vangama et mis en scène par Alain Platel. Pendant plus de deux ans, Silva fera une tournée mondiale avec ce spectacle pour plus de cent représentations.

Michel Seba, percussions
Né en 1973, Michel Seba grandit dans la région d’Arlon, au sein d’une famille de musiciens passionnés. Dès son plus jeune âge, il est bercé par le son de la cornemuse et de la vielle à roue. Il commencera sa formation lors de nombreux stages à l’Académie Internationale d’Eté grâce à Chris Joris et Didier Labarre. Après ses études secondaires, c’est tout naturellement qu’il quitte la région du Sud Luxembourg afin d’étudier la percussion au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, notamment sous la direction de Frank Michiels et de Diederik Wissels. Sa capacité à mélanger les genres et son talent grandissant le font bientôt connaître et il ne tarde pas à collaborer avec les plus grands: Eric Legnini, Eddy Louiss, Toots Thielemans ou encore Eric Truffaz, Paco Sery et bien d’autres. Il est à l’aise dans tous les registres, que ce soit du jazz, du folk ou de la musique du monde. Il le prouve régulièrement lors de sa participation à de nombreux festivals comme le Festival de Jazz de Montréal, le Jazz Marathon à Bruxelles ou le très célèbre Montreux Jazz Festival.

Désormais incontournable sur la scène musicale belge, il donne régulièrement des stages et des workshops en Belgique à l’Akdt de Libramont et à l’étranger, notamment au Burkina Faso ou au Vietnam. Sa maîtrise de la variété lui a permis de jouer et/ou enregistrer avec Maurane, Axelle Red ou Adamo mais aussi de faire partie des musiciens de « The Voice » Belgique. Il a également enregistré plusieurs musiques de films et de pubs. Il a participé à de nombreux projets pluridisciplinaires comme le théâtre ou le cirque contemporain de Féria Musica. Prêt à toutes les expériences musicales, Michel a également fait partie du groupe Soledad qui puise son inspiration dans la musique classique et le tango nuevo. La dernière création de Fabrizio Cassol et Alain Platel, Requiem pour L., mixant la danse, le jazz et l’opéra est encore un exemple de la diversité artistique que Michel apprécie.

À ÉCOUTER

Entrevue avec Alain Platel sur la création du spectacle https://www.youtube.com/watch?v=TMeQ5IBjUhY

Commentaires de Fabrizio Cassol et d’Alain Platel sur le spectacle https://www.youtube.com/watch?v=xEnh1WuOq58

Ce que la presse en dit...

« Le résultat laisse sans voix, sublime.»

Béatrice Delvaux

Le Soir, 23 janvier 2018

« Requiem pour L. confronts us with our own mortality in a way that is both sad and joyful, serene and boisterous. It is a unique work, one that, should you feel able to abandon yourself to what it proposes, ends by bringing true catharsis. »

Teresa Guerreiro

Culturewhisper, 21 mars 2018

« Platel’s handling of this touchy topic [death] is epic, but sensitive. […] it makes for a largely extraordinary experience. »

Donald Hutera

The Times, 22 mars 2018

« Une cérémonie à nulle autre pareille, d’où émerge à côté de la mort l’aiguillon du métissage. »

Guillaume Tion

Libération, 28 juin 2018

« Requiem pour L. est un spectacle total, interrogeant la mort de manière inédite et radicale. Quelque chose de violent et extrême, sans complaisance et sans verser dans le registre macabre. Un tour de force artistique et un déferlement constant d’émotions. »

Jean-Frédéric Saumont

Danses avec la plume, 24 novembre 2018

« Chez Platel et Cassol, cette danse chorale devient sacrément joyeuse : une messagère exaltée de la vie… gagnée sur le mort. »

Emmanuelle Bouchez

Télérama, 2 juillet 2018

Remerciements

Remerciements à Isnelle da Silveira, Filip De Boeck, Barbara Raes, Griet Callewaert, atelier NTGent, Madame S.P., Mademoiselle A.C., Fondation Camargo (Cassis, France), Sylvain Cambreling, Connexion vzw

Avec nos sincères remerciements à L. et sa famille pour leur ouverture exceptionnelle, leur grande confiance et leur soutien unique de ce projet spécial

En dialogue avec dr Marc Cosyns

Production les ballets C de la B, Festival de Marseille, Berliner Festspiele

Coproduction Opéra de Lille (FR), Théâtre National de Chaillot Paris (FR), Les Théâtres de la Ville de Luxembourg (LU), Onassis Cultural Centre Athens (GR), TorinoDanza (IT), Aperto Festival/Fondazione I Teatri – Reggio Emilia (IT), Kampnagel Hamburg (DE), Ludwigsburger Schlossfestspiele (DE), Festspielhaus St. Pölten (AT), L’Arsenal Metz (FR), Scène Nationale du Sud-Aquitain – Bayonne (FR), La Ville de Marseille-Opéra (FR)

Distribution Frans Brood Productions

Avec l’appui de la ville de Gand, de la Province de la Flandre-Orientale, des autorités flamandes, North Sea Port et le Taxshelter belge


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