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Mon festival
Spectacle

Pinocchio

Crédit photo : Elizabeth Carecchio

Théâtre La Bordée

1h15 (sans entracte)

Tous publics à partir de 8 ans.


mer. 5 Juin
19h
jeu. 6 Juin
19h
ven. 7 Juin
19h
sam. 8 Juin
14h
Entretien avec les artistes le 5 juin après le spectacle.
Prix régulier / 55$ taxes et frais de services inclus

De Joël Pommerat (Paris)

Joël Pommerat est l’un des plus grands artistes du théâtre français. Il crée des œuvres infusées d’une sensibilité et d’une intelligence exceptionnelles qui éblouissent, bouleversent et font rêver les publics de tous les âges. Adaptation du célèbre conte pour enfants, son Pinocchio librement réinventé retrouve le souffle ténébreux de l’œuvre initiale achevée en 1883 par Carlo Collodi.

À peine sorti du tronc d’arbre dans lequel il a été sculpté, Pinocchio, candide pantin de bois, est déjà d’une insolence exaspérante. Courant au-devant des catastrophes, il est rapidement confronté à une foule d’aventures et d’épreuves périlleuses qui l’amèneront peu à peu à se métamorphoser. Grâce au soutien et à la bonté de la fée, à la patience et à l’amour inconditionnel de son père, puis surtout à force d’expériences et d’efforts, Pinocchio se transforme pour finalement devenir un être de chair, un véritable petit garçon.

Opposant l’imaginaire affable de l’enfance à la dureté des « grandes personnes », Pinocchio joue des contrastes entre l’austérité du réel et les artifices de la fantasmagorie. Sombre et lumineux, magique et moral, drôle et inquiétant, le spectacle étreint certains des aspects les plus cruels mais aussi les plus tendres de la nature et de l’existence humaines.

Dans ce théâtre fabuleux, tout est cohérent et serti d’ingéniosité. Masques, théâtre d’ombre, voilage, éclairages et multiples effets poétiques donnent à l’objet scénique une dimension presque cinématographique et participent à créer une œuvre follement féérique d’où émane tout le prodigieux génie de Pommerat.

En savoir plus sur le spectacle

Crédits

Avec Myriam Assouline, Pierre Chapalain, Daniel Dubois, Maya Vignando
Collaboration artistique Philippe Carbonneaux
Scénographie Eric Soyer
Lumière Eric Soyer assisté de Renaud Fouquet
Mannequins Fabienne Killy assistée de Laurence Fourmond
Costumes Marie-Hélène Bouvet assistée d’Elisabeth Cerqueira
Réalisation du costume de la fée Jean-Michel Angays
Compositions musicales Antonin Leymarie
Enregistrée par Shan Lefrant soubassophone et tuba Brice Pichard trompette Adrien Amey saxophone Gabriel Levasseur accordéon Fidel Fourneyron trombone Scaba Palotai guitare Rémi Sciuto vents et scies musicales Mathieu Ha voix
Conception sonore François et Grégoire Leymarie, Yann Priest
Décor Atelier de construction du CDN de Caen et Ateliers Berthier.
Accessoires Thomas Ramon – Artom
Production Compagnie Louis Brouillard
Coproduction création L’Espace Malraux-scène nationale de Chambéry et de la Savoie, Centre Dramatique Régional de Tours, Théâtre de Villefranche / Scène Rhône Alpes / Scène conventionnée, La Ferme de Bel Ebat / Guyancourt, Théâtre Brétigny / Scène conventionnée du Val d’Orge, Le Gallia Théâtre / Scène conventionnée de Saintes, Théâtre National de Bordeaux Aquitaine, Les Salins / Scène nationale de Martigues, Théâtre du Gymnase-Marseille, CNCDC – Châteauvallon, Grenoble / Maison de la Culture Mc2, La scène nationale de Cavaillon, Automne en Normandie, CDN de Normandie – Comédie de Caen
Coproduction reprise Scène nationale d’Albi – MC93 de Bobigny

Pinocchio a été répété au CNCDC de Châteauvallon et au Théâtre Brétigny.
Spectacle créé en mars 2008 à l’Odéon – Théâtre de l’Europe.

La Compagnie Louis Brouillard est conventionnée et reçoit le soutien du Ministère de la Culture/ DRAC Ile-de-France et de la Région Ile-de-France. Elle s’est vu décerner en 2016 le label de Compagnie à rayonnement national et international.

Joël Pommerat fait partie de l’association d’artistes de Nanterre-Amandiers. La Compagnie Louis Brouillard est associée à la Coursive / Scène Nationale de La Rochelle et à la Comédie de Genève.

Vidéo

Informations complémentaires

Spectacle créé en mars 2008 à l’Odéon – Théâtre de l’Europe.

Le Carrefour a déjà présenté plusieurs spectacles de Joël Pommerat :
Les marchands en 2009
La Grande et fabuleuse histoire du commerce en 2013
Cendrillon en 2016
L’artiste avait auparavant donné un atelier dans le cadre d’un échange France-Québec en 1998. Il avait mis en scène son Treize étroites têtes avec des interprètes québécois.

« Je n’écris pas des pièces, j’écris des spectacles, c’est comme ça. Je ne me suis pas dit : je vais écrire du théâtre. Je ne pense pas « texte ». Le texte, c’est ce qui vient après, c’est ce qui reste après le théâtre.
Le texte, c’est la trace que laisse le spectacle sur papier. C’est d’ailleurs la juste définition. On n’écrit pas un texte de théâtre. Ça, c’est de la littérature. Dire que l’on écrit un texte et faire de cet acte l’objet premier du théâtre, c’est une perversité. Il y a là quelque chose de fétichiste, de détourné. L’essence du théâtre pour moi, ce n’est pas cela. Le théâtre se voit, s’entend. Ça bouge, ça fait du bruit. Le théâtre, c’est la représentation. Quand on écrit du théâtre, on écrit en vue d’un événement qu’on appelle communément un spectacle. »

Tiré de la monographie de Joëlle Gayot, Joël Pommerat, troubles, Actes Sud, p. 19.

 

LIRE

Le Pinocchio de Joël Pommerat de Marion Bourdier
Texte publié dans les Cahiers du CNA

Grand portrait de Joël Pommerat
Revue théâtre(s), numéro 2, été 2015

 

À PROPOS DES ARTISTES

Joël Pommerat, auteur et metteur en scène

L’artiste est né en 1963. Il est auteur-metteur en scène, il a fondé la Compagnie Louis Brouillard en 1990. Joël Pommerat a la particularité de ne mettre en scène que ses propres textes. Selon lui, il n’y a pas de hiérarchie : la mise en scène et le texte s’élaborent en même temps pendant les répétitions. C’est pour cela qu’il se qualifie d’«écrivain de spectacles». En 1995, il crée Pôles, premier texte artistiquement abouti à ses yeux. C’est aussi le premier à être publié en 2002.

En 2004, le Théâtre National de Strasbourg accueille la création de sa pièce Au monde, premier grand succès public et critique de la compagnie. Avec la trilogie Au monde (2004), D’une seule main (2005), Les Marchands (2006), Joël Pommerat ancre plus directement ses pièces dans la réalité contemporaine et l’interrogation de nos représentations. Il aborde le réel dans ses multiples aspects, matériels, concrets et imaginaires.

En 2006, Au monde, Les Marchands et Le Petit Chaperon rouge sont repris  au Festival d’Avignon, où Joël Pommerat créé également Je tremble (1) et (2) en 2008. Il poursuit sa réécriture des contes avec Pinocchio en 2008 et Cendrillon en 2011, repris à Paris au Théâtre de la Porte Saint-Martin en 2017. En 2010, il présente Cercles/Fictions dans un dispositif circulaire, qu’il explore à nouveau dans Ma Chambre froide l’année suivante. En 2013, il crée La Réunification des deux Corées, dans un espace bi-frontal où les spectateurs se font face. En 2015, il crée Ça ira (1) Fin de Louis, une fiction vraie inspirée de la Révolution française de 1789. Fin 2017, il crée Marius à la Maison Centrale d’Arles avec des détenus de longue peine, un travail en collaboration avec Caroline Guiela Nguyen depuis 2014.

A l’Opéra, Joël Pommerat collabore avec Oscar Bianchi en adaptant sa pièce Grâce à mes yeux (Thanks to my eyes, Festival d’Aix en Provence, 2011). En 2014, il présente Au monde, mise en musique par Philippe Boesmans au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles. Pour le festival d’Aix-en-Provence 2017, il écrit le livret et met en scène sa pièce Pinocchio pour l’Opéra sur une musique de Philippe Boesmans.

Joël Pommerat reçoit de nombreux prix pour son œuvre. Depuis ses débuts, il est soutenu par de longs partenariats avec le Théâtre de Brétigny-sur-Orge et le Théâtre Paris-Villette. A l’invitation de Peter Brook, il est également artiste en résidence au Théâtre des Bouffes du Nord entre 2007 et 2010. Il est ensuite artiste associé au Théâtre national de Bruxelles ainsi qu’à l’Odéon-Théâtre de l’Europe. Depuis 2014, il fait partie de l’association d’artistes de Nanterre-Amandiers; la Compagnie Louis Brouillard est associée à La Coursive/Scène nationale de la Rochelle et à la Comédie de Genève.

Joël Pommerat cherche à créer un théâtre visuel, à la fois intime et spectaculaire. Il travaille sur une grande présence des comédiens et le trouble des spectateurs. Il est revenu sur sa démarche artistique dans deux ouvrages : Théâtres en présence (2007) et, avec Joëlle Gayot, Joël Pommerat, troubles (2010) et avec Marion Boudier, Avec Joël Pommerat (2015).

Tous ses textes sont publiés aux Éditions Actes Sud-Papiers.

Pierre-Yves Chapalain, le narrateur

Pierre-Yves Chapalain est auteur, metteur en scène et acteur. Ses textes (Travaux d’agrandissement de la fosse, Le Rachat, Ma Maison, Le Souffle) ont été portés à la scène par Catherine Vinatier et Philippe Carbonneaux notamment. En 2008, il crée sa propre compagnie, Le Temps qu’il faut, et met en scène ses propres textes : La Lettre (2008), La Fiancée de Barbe-Bleue (2010), Absinthe (2010), La Brume du soir (2013). Ses textes sont édités aux Solitaires Intempestifs. Durant la saison 2014-2015, il est auteur associé aux Scènes du Jura et joue dans La Pluie d’Eté de Marguerite Duras mis en scène par Sylvain Maurice. Son texte Outrages, l’ornière du reflux a été créé en novembre 2015 au Théâtre de Sartrouville-CDN.

En tant qu’acteur, il participe à de nombreux projets de Joël Pommerat, et travaille également avec Stéphanie Chévara, Jean-Christian Grinevald, Sophie Renauld, Maria Zalenska, Guy-Pierre Couleau et plus récemment Pierre Meunier.

 

Daniel Dubois, l’homme âgé

Daniel Dubois commence son parcours de comédien à la Comédie-de Saint-Etienne animée par Jean Dasté. Il travaille ensuite sous la direction de Jacques Rosner, Armand Gatti, Jean-Marie Serreau, Marcel Cuvelier, Antoine Vitez, Roger Planchon, Jacques Lassalle, Alain Françon, François Rancillac, Pierre Guillois.

Parallèlement, Daniel Dubois a réalisé plusieurs spectacles dont il est l’auteur-adaptateur et l’interprète : Le voleur de feu autour de textes d’Arthur Rimbaud (dans une scénographie d’Yves Charnay), Amers de Saint-John Perse, Le Dire de don Quichotte d’après Cervantes. Il crée trois lectures-spectacles adaptées de l’œuvre de Fernando Pessoa : Le Gardeur de troupeaux et autres poèmes d’Alberto Caeiro, Bernardo Soares l’indifférent et Le livre inachevé, ces deux derniers étant adaptés du Livre de l’intranquillité. En Mars 2014, il met en en voix et en espace LOde maritime de Fernando Pessoa / Alvaro de Campos, et en mars 2016 Les voix d’Orphée, montage réunissant des « voix écrites » par les différents « personnages » hétéronymes de Pessoa, au Centre Mandapa à Paris.

Au cinéma, il tourne avec Jean Delannoy, Rossellini, Patrick Chaput, Philippe Garrel et Serge Roullet. A la télévision, il tourne avec Robert Bober, Henri Bromberger, Yannick Andréï, Jean Marbœuf, et Ilan Duran Cohen.

Il rejoint la Compagnie Louis Brouillard en 2008 pour la création de Pinocchio.

 

Myriam Assouline, le pantin

Myriam Assouline, comédienne et chanteuse, expérimente de nombreuses formes et styles d’écriture; du classique au contemporain, du théâtre de rue avec la Compagnie Kumulus, au théâtre de Joël Pommerat, avec un travail sur le corps, la voix, le texte. Elle travaille actuellement avec Didier Ruiz et Toméo Verges sur l’élaboration de spectacles, youth (1-2-3) avec la compagnie des Hommes.

Chanteuse, elle travaille le jazz et le blues dans un trio, crée un répertoire de chansons réalistes puis écrit ses chansons au sein d’un duo voix-contrebasse dans un spectacle qui s’intitule La Dame qui.

 

Maya Vignando, la fée, le mauvais élève, l’âne, personnages masqués

Maya Vignando travaille sous la direction de l’auteur-metteur en scène Joël Pommerat dans Pinocchio (créé à l’Odéon Théâtre de l’Europe en 2008 puis repris en 2010 et 2016, Molière du spectacle jeune public en 2017) et D’une seule main (création à l’Odéon, théâtre Paris-Villette). Elle danse et joue dans Le Cantique des Cantiques créé en 2015 à la Maison de la Danse de Lyon puis au Théâtre National de Chaillot, chorégraphié par Abou Lagraa et mis en scène par Mickaël Serre. Elle travaille sous la direction de Benoit Lambert dans Ça ira quand même, création collective, La gelée d’arbre de Hervé Blutch et Le Misanthrope de Molière. Maya Vignando participe à plusieurs spectacles de Yan Allégret en tant que comédienne et collaboratrice artistique, elle joue notamment dans Le Kojiki, sa dernière création. Elle a aussi joué sous la direction de Olivia Kryger dans Les juifs de Ephraim Lessing à La Maison des Métallos, François Genty dans Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, Bruno Lajara dans L’éveil du printemps de Frank Wedekind, Patrick Verschueren dans Baal de Bertold Brecht, Dominique Dolmieu dans Les taches sombres de Minush Jero. Elle a aussi travaillé en résidence au TGP de Saint-Denis avec l’auteur -metteur en scène Joël Beaumont et créé Pièce montéeSur le départ. Ayant suivi une formation en danse contemporaine, Maya Vignando a fait partie d’une compagnie de danse pendant plusieurs années avec Mercedes Chanquia Aguirre issue de chez Claude Brumachon. Elle danse dans plusieurs autres créations chorégraphiées par Emmanuelle Huynh, Nathalie Pubellier. Maya Vignando a aussi tourné pour la télévision. Elle a été formée à l’école de Pierre Debauche et a joué dans sa mise en scène du Château des cœurs de Gustave Flaubert. Elle donne régulièrement des ateliers avec des lycéens et collégiens.

Ce que la presse en dit...

Ainsi, le pantin de Collodi avance – non pas de bêtise en bêtise, mais d’expérience en expérience – jusqu’à la mer, qu’on a rarement vue si bellement représentée sur un plateau. Il est vrai que, dans le théâtre de Joël Pommerat, tout est beau, de cette beauté qui fait, dans un même mouvement, réfléchir et rêver.

Brigitte Salino

Le Monde, 13 mars 2008

D’apparitions fantasmagoriques, comme un clin d’œil au conte original, en superbes effets océaniques, ce Pinocchio –là, en met plein les mirettes des bambins, vitamine leur imagination et réjouit les grands comme les petits.

Dominique Darzacq

WebThea, 17 mars 2008

[…] Pommerat et sa belle bande d’acteurs, à la fois si justes et si faux, nous promènent sur de drôles de territoires paradoxaux, intimes et inconscients. On ne sait même plus si les fondus au noir du spectacle existent bel et bien ou si Pommerat a trouvé le secret même des mouvements de nos paupières…

Fabienne Pascaud

Télérama, 18 mars 2008

Sarcastique, drôle, touchant, dérangeant, le « Pinocchio » de Pommerat est avant tout d’une justesse prodigieuse.

É.B.

La Nouvelle République, 2010

Aventure, échec, bonnes résolutions… La spirale se déroule sans fin, palpitante. Un petit bijou théâtral, à voir en famille.

Valérie Sasportas

Le Figaro, 27 novembre 2010

Remerciements

En collaboration avec le Théâtre français du Centre national des arts.

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