Spectacle Archive

La Peste

2002

Série Nouvelle garde



Prix régulier /

Marie Dumais (Québec)

Entre Dieu et l’homme, entre la soumission et le refus, Camus a sublimé ses doutes dans des œuvres à la portée universelle, sanctionnées d’ailleurs par le prix Nobel de littérature en 1957 « pour avoir mis en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience de l’homme ». Si, dans le prolongement de La Peste, paru en 1947, Sartre lui reprochait d’avoir associé nazisme et communisme, Camus pensait plus simplement à définir une morale collective qui exalte la solidarité humaine face au mal.

Marie Dumais a choisi d’adapter La Peste d’abord pour ce que représente son auteur, mais aussi « […] pour vivre comme le dit Camus, avec mon temps et en témoigner », parce que « OUI, La Peste se rapporte à la guerre, au sida, à l’épuration ethnique et aux grandes famines de causes plutôt douteuses. OUI, La Peste se rapporte à quelque chose qui nous concerne tous. Et quand les mots de « Justice Infinie » désignent une flotte d’une centaine d’avions militaires, je crois qu’il faut tenter de redonner aux mots leur sens premier. »

Cette quête du sens, dans l’adaptation de La Peste que nous livre Marie Dumais, prend une forme épurée, très stylisée où l’éclairage, peut-être celui de la conscience, délimite les espaces. Et cet aspect de la production et délibéré, car les créateurs voulaient en faire une « expérience de lumière » qui crée les lieux, le passage du temps et la lente progression de la peste. Cet espace-temps est ponctué par des projections de diapositives qui s’inscrivent en référence et en soutien du texte tout en formalisant le décor et en dictant le rythme de l’action située dans une ville neutre, une ville qui pourrait être la nôtre.

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Crédits

Texte Albert Camus
Adaptation et mise en scène Marie Dumais

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