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La omisión de la familia Coleman

Crédit photo : Giampaolo Samà

2011



Prix régulier /

Claudio Tolcachir (Argentine)

Dans un appartement vieillot d’un quartier pauvre de Buenos Aires vit l’atypique et joyeusement dysfonctionnelle famille Coleman. Composée de la grand-mère, de la mère et de ses quatre grands enfants nés de pères absents, la tribu Coleman est constamment au bord de l’éclatement. Visiblement inaptes à s’inscrire dans la normalité, ses membres affichent, en l’absence d’autorité parentale, des comportements tous plus disjonctés les uns que les autres. Il faut dire qu’entre eux s’est depuis longtemps installée une dynamique attraction/répulsion qui les amène à entretenir une crise perpétuelle. S’il se dégage de leurs rapports familiaux une anarchie certaine et un manque évident de retenue – coups de gueule et taloches sont leur pain quotidien – l’amour inconditionnel qui les unit saute aux yeux. Incapables de cohabiter harmonieusement, ils sont tout aussi incapables de s’affranchir les uns des autres… jusqu’à ce qu’un événement inopiné survienne, fragilisant l’équilibre déjà précaire de la famille au point de provoquer l’effondrement de l’ordre établi. Comédie grinçante et jouissive, La omisión de la familia Coleman de l’auteur et metteur en scène argentin Claudio Tolcachir traite, sur un ton jubilatoire, de l’instinct de survie et des faillites de la famille comme institution. Les dialogues incisifs et les répliques explosives qu’il donne à dire à ses irrévérencieux comédiens s’inscrivent dans une frénésie ambiante faite de délires absurdes et de non-dits loufoques. L’omission dont il est question dans le titre, plus qu’une absence réelle, constitue le modus vivendi de cette famille : ne pas se parler, ne pas dialoguer, ne pas résoudre les conflits. Transposée sur scène en un réalisme des plus éclectiques, la cacophonie qui règne dans l’univers Coleman appelle une esthétique de « broche à foin » que les spectateurs sont appelés à côtoyer intimement, devenant, face à ce théâtre du quotidien, des « intrus privilégiés ».

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Crédits

Texte et mise en scène Claudio Tolcachir
Production Timbre 4

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