Spectacle Archive

La Méridienne

2002

Théâtre miniature



Prix régulier /

Ezéchiel Garcia-Romeu (France)

« Ma marionnette est le prolongement de mon bras et de mon cœur; elle me manipule autant que je la manipule; elle me fait manipuler ».

La présence d’ Ezéchiel Garcia-Romeu au Carrefour 2000 a suscité un tel engouement que tout le monde voulait voir son extraordinaire spectacle miniature Aberrations du documentaliste, si bien qu’il a fait salle comble chaque fois qu’il l’a présenté !

Il nous revient cette année avec La Méridienne, réservé à 15 heureux élus qui auront chacun accès au marotoscope pour une représentation particulière de cinq minutes. Qu’est-ce que le marotoscope ? Installé dans une salle à part, isolé du reste des spectateurs à qui l’on offre une collation en attendant, le marotoscope ressemble à un castelet, un temple miniature qui est « l’assemblage étrange de lointains souvenirs d’un théâtre aux personnages totems, d’un théâtre d’opéra ayant perdu ses voix et ne gardant des corps que l’image. Ou encore le souvenir d’une icône qui refléterait avec peine l’ultime lumière dans l’obscurité menaçante du temple… »

La Méridienne a été créé en 1995, trois ans avant Aberrations du documentaliste, à la Manufacture de Lille. Il a été repris dans quelque cave parisienne avant de faire un malheur au Festival d’Avignon 95, où le marotoscope occupait une salle du Musée Calvet. Les critiques ont tellement aimé qu’il a bien fallu qu’Ezéchiel, le nouveau prophète, réponde à des questions, à toutes sortes de questions. « J’ai voulu rendre, à un spectateur à la fois, l’univers dans lequel on se trouve lorsque l’on crée. On se retrouve face à soi, dans des moments de grâce. Ce n’est pas toujours douloureux, ni forcément sulfureux. Ce spectacle est une miniature, un espace réduit aux porportions de notre univers mental, qui envoie le spectateur en lui-même. La narration et l’utilisation du temps qu’elle induit permettent à chacun d’intérioriser cet espace en mélangeant temps mythique et temps réel. L’un ouvre sur l’infini, l’autre se réduit à quelques minutes. C’est en cela que l’on rejoint le phénomène de la création. »

Quiconque pénètre dans le marotoscope suit un itinéraire, une sorte de rite de passage entre l’infiniment grand et l’infiniment petit qui a son sens au théâtre, selon Ezéchiel Garcia-Romeu : « Le trajet est très important au théâtre. Même pour un spectacle classique, le parcours doit être particulier. C’est un passage comme devrait l’être le lever de rideau qui est vécu comme une convention ».

En savoir plus sur le spectacle

Crédits

Texte et mise en scène Ezéchiel Garcia-Romeu
Production Théâtre de la Massue

On a tout un festival pour vous


Abonnez-vous à l'infolettre