Spectacle Archive

J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne

1998



Prix régulier /

Stanislas Nordey (France)

Il y a de ces pièces, rares et magiques, qu’on  reçoit comme une dernière caresse, comme un adieu. Telle est J’étais dans ma maison…, dont les phrases, forgées, composées et lancinantes, vous prennent à la gorge. Stanislas Nordey s’empare de ce quintette à cinq voix et le met en scène avec une simplicité qui laisse tout l’espace aux mots et à la musique précise, poétique et amère, toute de flux et de reflux, de l’écriture de Lagarce.

Dans une maison, quelque part en France, cinq femmes sont réunies pendant que dans la chambre, à l’étage, dort ou sommeille ce petit-fils, ce fils, ce frère qu’elles chérissent. Vivant, malade ou mort, on ne le saura pas. On sait qu’il vient de revenir après avoir été longtemps absent, chassé par un père violent aujourd’hui disparu. On comprend que ce jeune homme, son absence, son retour, occupent une place centrale dans la vie de ces femmes.

J’étais dans ma maison… met en mots une famille amère, où les femmes ne semblent n’avoir jamais pris la parole, où l’homme est absent, mais choyé, mais vénéré, et haï  parfois tout autant. Elles se souviennent du temps passé, avec nostalgie, lucidité et violence, dévoilant leur rancœur, leurs remords, leur solitude.

J’étais dans ma maison… est une œuvre de cris et chuchotements. Une œuvre toute traversée par l’intensité que donne la proximité de la mort. C’est l’avant-dernier texte de Jean-Luc Lagarce, auteur prolifique, metteur en scène  ingénieux et homme de théâtre engagé, qui a notamment publié une vingtaine de textes avant de disparaître, en 1995, à l’âge de 38 ans.

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Crédits

Texte Jean-Luc Lagarce
Mise en scène Stanislas Nordey
Production Compagnie Nordey, Les Fédérés, Théâtre Ouvert

On a tout un festival pour vous


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