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Spectacle Archive

Cul-de-sac

2004

En anglais avec traduction simultanée en français



Prix régulier /

Daniel Brooks (Toronto)

Imaginez une nuit pluvieuse dans une banlieue paisible, une nuit qui baigne une série de maisons tranquilles. Imaginez le son uniforme de ces trombes d.eau qui s’abattent sur ce cul-de-sac puis , à 2h02 précisément , un bruit étrange et inhabituel, un fracas aux sonorités singulièrement humaines… Imaginez la mort d’un homme prénommé Leonard  et supposez un instant qu’il revienne vous la raconter.

Dans la peau de ce narrateur omniscient, homosexuel et assassiné dont il retrace les dernières heures, l’auteur et soliste Daniel Maclvor livre un véritable plaidoyer contre l’intolérance envers « l’Autre », le différent. Prêtant son corps et sa voix à une dizaine de personnages, véritable galerie des résidents du voisinage qui spéculent sur la fin tragique de Leonard, l’acteur virtuose se métamorphose complètement, sans aucun artifice ni changement de costume. Tantôt retraité, tantôt nymphette, travesti, couple d’intellectuels, chanteuse d’opéra ou gagnant à la loterie, il démontre à quel point l’individualisme corrompt les structures sociales. Dépeignant différentes solitudes qui coexistent, qui s’épient subjectivement et se méfient  les unes des autres, ces personnages, créés par Daniel Maclvor et son complice Daniel Brooks lors d’une résidence à l’Usine C en 2002, constituent le microcosme d’une société empreinte d’idées préconçues. Le metteur en scène est juif, l’auteur-acteur est homosexuel : les préjugés, ils connaissent… « Dans tous nos spectacles , nous parlons de nos vies. (…) Mais  je dis bien de nos vies, et non de nous. L’individu est petit mais le vie est grande. En abordant ma vie, je peux même être très spécifique. Plus une œuvre est spécifique, plus elle tend à l’universel, car elle s’approche de la vérité »,  a déclaré Daniel Maclvor lors d’un entretien.

Préconisant la méthode « work in progress », Brooks et Maclvor ont peaufiné cette performance devant public, tout au long de leur tournée canadienne, s’adressant aux spectateurs dans un espace vide, découpé par la lumière et plongé dans un univers sonore omniprésent, l’acteur s’interroge avec drôlerie et violence sur le sens de la communauté, par l’entremise d’une esthétique minimaliste visant à atteindre un réalisme émotionnel.

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Crédits

Texte Daniel Maclvor
Mise en scène Daniel Brooks
Production Da Da Kamera

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