Spectacle Archive

70 Hill Lane

1998

Avec marionnettes, en anglais



Prix régulier /

Lee Simpson et Julian Crouch (Angleterre)

Les Beatles ont écrit une chanson sur  Penny Lane, rue de Liverpool. Phelim McDermott, lui, a fait de son ancienne adresse à Manchester le titre de son spectacle. Le 70 Hill Lane, c’est la maison où il a passé son enfance… et il s’y est passé de bien étranges choses.

« Quand j’avais environ quinze ans, un fantôme est apparu dans notre maison. C’était un poltergeist, un esprit  frappeur ; il lançait des objets en l’air et était plutôt malveillant. Il est resté à peu près trois jours, et puis il a disparu. »

Avec son ami Karl, Phelim tente de conjurer le fantôme, qu’ils ont surnommé Polty. Il essaiera ensuite de convaincre son entourage de la véracité de cette aventure, puis cette histoire deviendra son secret, puis, une histoire qu’il racontera de temps en temps, puis une anecdote servant de prétexte à un spectacle, puis une sorte de métaphore du processus de création même…

C’est ainsi que d’histoire en histoire, de poupée en gigogne et de mise en abîme en mise en abîme, Mc Dermott nous a concocté un petit bijou de spectacle avec trois fois rien, si ce n’est, outre un immense talent de conteur et d’improvisateur, quelques rondelles de… ruban adhésif !

Dans une mise en scène extrêmement ingénieuse quoique toute simple, l’auteur-acteur-concepteur et ses deux sbires nous offrent une performance exubérante qui tient à la fois du mime, de la marionnette et du théâtre d’objets, savoureux mélange empreint d’une étonnante théâtralité et d’un humour irrésistible. Sur un plateau presque nu, à l’aide de quelques accessoires sortis directement du tiroir de la cuisine et de celui du bureau, ces architectes de l’invisible font apparaître et disparaître sous nos yeux salons, escaliers, fenêtres, bibliothèques, greniers, placards, nous transportant de la maison de Phelim à Manchester à son actuel « flat » à Londres, et nous faisant pénétrer dans le dédale de sa délirante imagination.

Celui qui se dit l’enfant bâtard de l’improvisation et de la marionnette sait installer une immédiate complicité avec ses assistants, qu’ils communiquent au public avec une désarmante spontanéité et avec une nonchalance de vieux routiers du stand-up comic. Mais au-delà de cette histoire de maison hantée, cette « histoire vraiment invraisemblable », au-delà des trucs et de la drôlerie, il y a l’œuvre d’un poète de la scène qui, sans avoir l’air d’y toucher, mine de rien, avec espièglerie, tendresse et intelligence, nous parle de la nostalgie de l’enfance, de la solitude au sein des grandes villes et des familles modernes, de l’éternel besoin de rêver et de créer… et réinvente le langage théâtral en élevant à l’art… l’utilisation du « schotchtape » !

En savoir plus sur le spectacle

Crédits

Texte Phelim McDermott
Mise en scène Lee Simpson et Julian Crouch
Production Improbable Theatre

On a tout un festival pour vous


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