Activité satellite

Qui parle ?

Au café-bar Le Zinc (Théâtre Périscope)


dim. 5 Juin
13h

Prix régulier / Gratuit

Table ronde animée par Élizabeth Plourde

Discussion autour de la légitimité de la prise de parole sur scène : qui peut faire parler qui? Est-ce que tout peut être dit? Chaque texte, à sa façon, explore la fragilité de la ligne de démarcation entre la réalité et la fiction.

Comment arrive-t-on à écrire pour des personnages qui ne sont pas nous? En avons-nous de droit? Peut-on décrire une réalité qui n’est pas la nôtre? L’acte d’écrire, de donner voix à des personnages accorde-t-il une totale liberté à l’auteur.trice?

Invité.e.s :
Amélie Bergeron, Christian Lapointe, Pierre Lefebvre, Maxime Robin

Animatrice

Élizabeth Plourde

Détentrice d’un baccalauréat en études théâtrales (2000), d’une maîtrise (2003), ainsi que d’une scolarité de doctorat en littérature et arts de la scène et de l’écran à l’Université Laval (2005), Elizabeth Plourde s’est autoproclamée « spectatrice professionnelle ».

Chargée d’enseignement au programme de théâtre et arts vivants de l’Université Laval depuis septembre 2001, elle a participé à former de nombreuses cohortes d’étudiants qui œuvrent aujourd’hui dans le milieu théâtral québécois, les accompagnant dans leur découverte des arts vivants, ainsi que dans la mise sur pied de projets artistiques atypiques (Nuit de la création au MNBAQ, 2009-2010 ; Festival de théâtre de l’Université Laval, 2014-2021, etc.). La dramaturgie et les écritures scéniques contemporaines la fascinent, tout comme l’histoire, les théories et les esthétiques théâtrales. Que ce soit dans le cadre de colloques universitaires, de tables rondes de praticiens ou à la faveur d’une discussion impromptue autour d’un café, toutes les occasions sont bonnes à ses yeux pour en faire autant de sujets de conversations animées.

En parallèle de ses activités d’enseignement, Elizabeth Plourde a occupé plusieurs postes de travailleuse culturelle à Québec. Elle fut agente de développement au Conseil de la culture de la région de Québec (tables de théâtre, des arts multidisciplinaires et des arts médiatiques) de 2012 à 2014, puis coordonnatrice du Centre de recherche interdisciplinaire sur la littérature et la culture québécoises (site Université Laval) de 2015 à 2019. Depuis 2019, elle participe avec grand bonheur aux activités de l’orchestre de musique baroque Les Violons du Roy en tant que responsable du financement public.

Toujours heureuse de mettre sa plume au service d’organismes culturels qu’elle chérit, elle souhaite écrire pour convaincre et pour inspirer. C’est dans cette perspective qu’elle a rédigé des programmes pour le Carrefour international de théâtre de Québec (2009-2012) et le Théâtre du Trident (2014-2017), de même que des cahiers pédagogiques pour Entractes (2014) et pour le Théâtre de la Bordée (2020-2021). Depuis 2000, elle a aussi signé de nombreux articles dans les revues spécialisées JeuQuébec français et L’Annuaire théâtral. Actuellement, elle prépare la publication d’un ouvrage collectif sur la culture québécoise exportable (à paraître chez Nota bene en 2022, avec Denis Saint-Jacques et Marie-José des Rivières).

Fermement engagée dans son milieu et désireuse de participer à une vie associative enrichissante, elle est présidente du conseil d’administration des Productions Recto-Verso, organisme qui propulse annuellement à Québec le festival d’art multidisciplinaire et électronique Le Mois Multi.

Présentation des invité.e.s

Amélie Bergeron

Diplômée du programme de Mise en scène et Création du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2012, Amélie Bergeron a su se démarquer dès le départ avec ses créations Jusqu’à la lie et Usages à travers lesquelles elle a pu se faire la main à l’écriture et à la mise en scène. Depuis, elle multiplie avec succès les collaborations avec divers organismes québécois et canadiens. Elle a notamment signé les mises en scène de Les Barbelés pour Théâtre du Trident (prix spécial Coup de cœur AQTC Ville de Québec 2020-2021) ; de Une bête sur la lune pour le Théâtre La Bordée (coup de cœur du public et spectacle le plus récompensé de la saison 17-18 à Québec) de même que Les muses orphelines à l’hiver 2022, et de Le Piano à voile en collaboration avec Agnès Zacharie pour Ubus Théâtre (tournée canadienne et européenne).

Et ayant pris part à la toute première Grande Cueillette de Mots en 2007 – créée par Angèle Séguin – et ayant toujours suivi l’évolution de ce processus de création, elle a été invitée par Mme Séguin à assurer avec elle la co-écriture du Projet Monarques, puis la mise en scène de la création qui verra le jour en français en novembre 2022.

Au cours des dernières années, Amélie s’est également vue invitée à assurer la direction de la programmation du Théâtre jeunesse Les Gros Becs à Québec (2018) de même que la co-direction artistique – volet national – pour le festival international Les Coups de théâtre en vue de l’édition 2022. Elle s’implique dans son milieu en tant que membre du comité exécutif du conseil d’administration du Conseil Québécois du Théâtre, ainsi qu’à la Table Théâtre de Culture Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches. Artiste polyvalente, elle s’intéresse à l’humain dans l’art et à la relation qui s’installe entre les deux lorsqu’il y a rencontre. Puis à la forme qu’inspire cette relation dans la création d’une œuvre.

Christian Lapointe

Né à l’Île d’Orléans en 1978, Christian Lapointe signe sa première mise en scène à Premier acte en 2001. Il a monté des textes de Peter Handke, Larry Tremblay, Fausto Paravidino, Villiers de L’Isle-Adam, Marguerite Duras, Claude Gauvreau, Mark Ravenhill, Maurice Maeterlinck, Mathieu Arsenault, Ivan Viripaev, Marcel Dubé, Yves Sauvageau, et William Butler Yeats.

En plus de mettre en scène les cinq pièces du Cycle de la disparition, écrites de sa main, il cocréer et joue dernièrement dans Titre(s) de travail et Portrait of restless narcissism-PORN. Au festival TransAmériques, en 2015, il créer Tout Artaud ?!, une lecture-performance de près de 70 heures sur l’œuvre d’Antonin Artaud qu’il donne lui-même. En 2019, il mène, avec l’Institut du Nouveau Monde et une dizaine d’organismes théâtraux, le vaste projet Constituons !, une mise à l’épreuve du théâtre comme agora populaire qui propose de doter le Québec d’une constitution entièrement écrite par des citoyens. Il dépose officiellement la Constitution citoyenne du Québec à l’Assemblée nationale le 29 mai de la même année.

Ses œuvres furent présentées à plusieurs reprises au Carrefour international de théâtre, au Festival TransAmériques, au Centre national des Arts, au Théâtre d’Aujourd’hui, à La Chapelle-Scène contemporaine, au Théâtre Prospero et au Théâtre Périscope.  En plus d’avoir foulées les planches du Théâtre du Nouveau Monde, du Théâtre du Trident, d’Espace GO, d’Espace libre, d’Usine-C, du Théâtre de Quat’sous et de la sélection officielle du Festival D’Avignon, son travail a aussi rayonné en Europe, en Australie et en Asie.

Tout en ayant travaillé une douzaine d’année sur l’œuvre de Martin Crimp avec des artistes en formation à l’École nationale de théâtre et à l’École supérieure de théâtre, il a signé, du même auteur, la traduction québécoise et la mise en scène de Dans la République du bonheur (2015), Le reste vous le connaissez par le cinéma (2018) et Quand nous nous serons suffisamment torturés (2022).

L’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) a décerné plusieurs prix à ses œuvres.

Il est le directeur artistique de Carte blanche, une compagnie de création de Québec.

Pierre Lefebvre

Pierre Lefebvre cherche d’abord à allier la littérature et les questions sociales, économiques ou politiques. Ce mélange a pour but de nous rappeler que le chômage, l’inflation ou le réchauffement climatique sont d’abord des questions humaines avant d’être de la matière à statistiques ou des grands titres dans les journaux. Il est l’auteur d’un essai, Confession d’un cassé, publié aux éditions Boréal, et de trois pièces de théâtre : Loups (2005), Lortie (2008) et Extramoyen, splendeur et misère de la classe moyenne (2017) (cette dernière cosignée avec Alexis Martin), toutes trois produites par le Nouveau Théâtre Expérimental.

Maxime Robin

Formé à l’école de cinéma Mel Oppenheim et au Conservatoire d’art dramatique de Québec, Maxime est auteur, metteur en scène et comédien. Depuis 2011, il a signé l’écriture et la mise en scène de Iphigénie en auto, Viande, Photosensibles et Lou dans la nuit qui se sont toutes mérités prix ou nominations, et des dix éditions des Contes à passer le temps, primées aussi. Il a aussi assuré la coconception d’un tableau pour le déambulatoire Où tu vas quand tu dors en marchant…?, au Carrefour international de Théâtre de Québec. Il a également co-écrit La Date et Le NoShow, présenté à Québec, Montréal et partout en France. Pour l’écran, il a scénarisé les courts-métrages Ballet Jazz, d’après une œuvre de Simon Boulerice et La main gauche. Sa série format court Meilleur avant a été mise en nomination pour trois prix Gémeaux et a remporté plusieurs prix à l’international dont « best webseries » à Hollyshorts et le prix coup de cœur Fonds Bell au FCIAT. Il vient de terminer la co-mise en scène de Muse, le plus récent spectacle de la compagnie de cirque Flip Fabrique.

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