Malgré son titre un peu austère, voici un petit opus désopilant, passionnant et tout à fait singulier. L’expression est tirée de la définition légale du sujet abordé, le droit d’auteur. Ce dispositif, mis au point afin de rémunérer le travail des créateurs, protège en effet toute œuvre de l’esprit ayant une forme tangible et qui présente au moins un faible degré d’originalité…

Ça commence comme une vraie conférence. Antoine Defoort, un des hurluberlus créateurs de Germinal, présenté triomphalement au Carrefour en 2014, retrace donc ici la rocambolesque histoire du droit d’auteur, du 15e siècle à nos jours. S’étant vu refuser par les ayants droits la possibilité de créer une adaptation de la comédie musicale Les Parapluies de Cherbourg, il s’est intéressé à la loi du copyright et a conçu cet objet hybride, ludique, en forme d’exploration philosophico-burlesque.

C’est aussi, donc, un vrai spectacle. Blagues, anecdotes et stratagèmes scéniques parsèment cette « randonnée conceptuelle dans le massif de la propriété intellectuelle, nimbé d’un épais brouillard juridique. » L’idée même du créateur propriétaire de son œuvre a survécu vaille que vaille à trois grandes révolutions médiatiques, celles du langage, de l’écriture et de l’imprimerie. Que deviendra-t-elle maintenant dans le raz-de-marée du numérique ?

 

Galerie de photos/vidéos

Ce que la presse en dit…

Amateurs de « randonnée conceptuelle », ce spectacle vous plaira : l’étonnant Antoine Defoort, présente Un faible degré d’originalité… […] il tire une réflexion rieuse et rigoureuse sur… la propriété intellectuelle. […] Avec quelle sagacité !

Cédric Enjalbert, Philosophie Magazine, 6 octobre 2015

 

Avec la présence intelligente d’Antoine Defoort, détonnant d’humour et de simplicité, on accorde sans conteste cette qualité à sa création – qui dépasse de loin ce faible degré d’originalité permettant la protection de la propriété intellectuelle.

Quentin Thirionet, Ma culture, 5 octobre 2015

 

Defoort maîtrise à merveille cet humour « pop » bien dans son époque, qui sait surfer sur l’antithèse.

Ève Beauvallet, Libération.fr, 2 octobre 2015

 

Cet ancien matheux qui a étudié les arts plastiques nous conduit sur des chemins ardus avec une intelligence éblouissante. On ne cesse de rire une heure vingt durant et on en apprend de belles. Formidable ! 

Armelle Héliot, Le Figaro, octobre 2015

 

Un bon et beau « bébé » qui nous plonge avec humour et précision historique dans la matrice… des droits d’auteur. Austère ? Non, non.

Martine Kaczmarek, La Voix du Nord, 28 mars 2016

 

Grosso modo et pour résumer, ce spectacle décapant est une sorte de fausse conférence au début rigoureuse et claire, qui explose à la fin en une gerbe de sketchs iconoclastes.

Jean-François Principiano, la Marseillaise.fr, 13 octobre 2015

Crédits


Réfléchit, fait des schémas et parle tout haut Antoine Defoort
Prend en charge la production du projet et ourdit des plans Marion Le Guerroué
A anticipé et résolu les problèmes techniques Robin Mignot
A éprouvé les idées Mathilde Maillard
A dramaturgé (du verbe dramaturger) et tergiversé Julie Valero
A conçu et fabriqué un remarquable pupitre Francis Defoort
A fait du bricolage Sébastien Vial
Coordonne les projets Marine Thevenet
A alimenté la réflexion et mis en perspective Julien Fournet
Fait les contrats, les déclarations et bien d'autres choses Kevin Deffrennes, Margot Vouters, Camille Bono
A écrit un article sur la succession de Maurice Ravel Irène Inchauspé
A indéfectiblement soutenu le projet Le Vivat

Production l’Amicale de production

Coproduction le Vivat, Scène conventionnée danse et théâtre d’Armentières / le phénix scène nationale Valenciennes pôle européen de création / Le Centre National de la Danse (cnd- paris) / Bit Teatergarasjen (Bergen, Norvège) / le CENTQUATRE (Paris)/ le Beursschouwburg (Bruxelles, Belgique).