Le marcheur, c’est celui qui déambule, observe; à travers les images qui frappent son œil, il prend le pouls de son monde. Créateur et interprète du spectacle, Nicolas Bouchaud y fait revivre Serge Daney, célèbre critique, notamment aux Cahiers du cinéma. Entre conférence et confidence, le comédien reprend, dans La loi du marcheur, une partie des entretiens donnés par le journaliste quelque temps avant sa mort, en 1992 : « Itinéraire d’un ciné-fils ».

Propos sur la géographie, le cinéma, le journalisme, la culture et la nécessité de l’art, La loi du marcheur captive. Il s’agit là d’une pensée en marche, retraçant les souvenirs, partageant les découvertes. On est frappé par la largeur de vues et par l’acuité du regard, charmé par la souplesse de la réflexion, par l’humour, saisi par la passion, par l’urgence de dire. Par la générosité, aussi, celle de ne pas emporter dans le silence le bagage d’une vie.

Cette générosité trouve écho chez Nicolas Bouchaud, prêtant corps et voix au critique dans la sobre mise en scène d’Éric Didry. Quelques accessoires et les images du film culte de Daney, Rio Bravo, meublent le plateau; l’espace, autrement, est entièrement rempli de la parole qui se déploie, de la performance vive, suave de l’acteur. Bouchaud, dans la jubilation du jeu, devient à son tour passeur, conteur, griot, comme souhaitait le faire Serge Daney.

La loi du marcheur, sans cesse repris depuis sa création en 2010, convie à une rencontre d’exception avec une pensée exigeante, pertinente, qui pétille d’intelligence, portée par un grand comédien. Au sortir de la pièce, sa voix – celle de Bouchaud? de Daney? – ne nous quitte plus, et nous invite à commenter, désormais, notre propre parcours. 

Galerie de photos/vidéos

Ce que la presse en dit…

« Rarement le théâtre a aussi bien célébré le cinéma, la réflexion qui l'accompagne et le bonheur du présent .» Le Nouvel Observateur

« Il s'agit d'un de ces spectacles miraculeux, qui naissent comme un croquis vif, et possèdent une telle densité qu'ils deviennent cultes.» Figaroscope



Crédits


De et avec Nicolas Bouchaud

Film Pierre-André Boutang et Dominique Rabourdin

Mise en scène  Éric Didry avec Nicolas Bouchaud

Collaboration artistique Véronique Timsit

Lumière  Philippe Berthomé

Scénographie Élise Capdenat

Son Manuel Coursin

Régie générale Ronan Cahoreau-Gallier

Vidéo Romain Tanguy et Quentin Vigier

Coproduction  TNT / Toulouse / Midi-Pyrénées, Cie Italienne avec Orchestre, Festival d’Automne à Paris

Projet soutenu dans le cadre de l’opération FRIMAS lancée par l’Institut français et le Consulat Général de France à Québec en 2014